Label Ecocert & Reportage France 5

 

   Ecocert

En 2018, La Coopérative Awaji Koh-Shi ont demandé et obtenu le label Ecocert pour une partie de leur catalogue.

La coopérative est soucieuse des interrogations de la clientèle européenne, afin de proposer les meilleures fragrances.

1) Une partie des fragrances ont le label Ecocert. Le catalogue complet, ainsi que les autres Maisons de l'île d'Awaji - Baikundo, Kunjudo - pourraient avoir le label, mais chaque référence doit être contrôlée séparément.

2) Il en va de même des Maisons Baieido et Shoyeido. Ce sont des maisons très anciennes fabriquant leurs encens de la manière depuis 300 ans, comme les encens d'Awaji Koh-Shi. Lors de ma visite des maisons Baieido et Shoyeido, ils ne connaissent pas trop le label Ecocert et ne voient pas trop l'interêt d'investir dans un label très couteux "juste" pour le marché français. Il me semble évident qu'ils obtiendraient le label.

 

France 5

En 2018, un reportage a été diffusé sur France 5. "A consummer avec modération" de Laurent Dy.

Il est question de la toxicité du "Papier d'Arménie", des bougies parfumées et des encens. Très intéressant, j'ai repris quelques informations pour ma conférence. Il m'est en garde sur certains produits de parfum d'intérieur. Comme je le souligne lors de ma conférence, il y en a effectivement de très dangereux. Ce reportage s'appuie sur les connaissances de M. Vincent Perret, toxicologue de Genève. Il est l'intervenant régulier et apporte ses résultats et avis. 

Ce reportage intervient quelques temps après l'étude de l'ADEME qui a au moins le mérite d'éveiller l'intérrogation auprès des clients sur les bougies parfumées et les encens.

Vers la 40e minute du reportage, on visite une fabrique d'encens en Inde... Edifiant. Malheureusment, le pays le plus producteur d'encens au monde, proposent bons nombres d'encens toxiques. Il est montré la technique des fagots d'encens plongés dans une bassine, contenant des parfums de synthèse, des stabilisateurs et des fixateurs.

Micro-synthèse du reportage :

Pour le papier d'arménie. Création française, l'entreprise est toujours à Paris. Le principe est de plonger des grandes planches de feuille dans une préparation, où la recette reste secrète. Le parfum, c'est 80% de résine de benjoin de Sumatra. Avec une petite base d'alcool. Effectivement, lorsque le papier se consumme, il y a dégagement de particules, principalement due à l'alcool et au papier.

Lors de ma conférence, des personnes sont souvent inquiètent, car beaucoup utilisent encore le papier d'arménie. Je rassure en précisant qu'on brûle ce papier parfumé depuis une centaine d'année maintenant. Et vaudra toujours mieux le papier d'arménie qu'un encens industriel. Ca reste un avis personnel.

Je ne propose pas, et je ne pense pas proposer un jour les bougies parfumées. La consommation est importante en France.  Dans le reportage, il est précisé que quelques soit la marques et mode de fabrication, aucune bougies ne passent les tests. D'un avis personnel, fournissez vous vers des références bio, boutiques spécialisées... Et au même titre que le papier d'arménie, toujours préférables aux encens industriels avec des parfums de synthèses ou des colles. (Comme le propose justement Vincent Perret : Eteignez la flamme en recourbant la mèche dans la cire, pour éviter la fumée. Enlevez les impurtées noires. Et, coupez la méche à 5mm environ.)

Enfin, les encens, qui, comme toujours les encens indiens sont pris en exemple. Pour beaucoup, le dégagement de benzène et particules fines sont important. Difficile de donner des conseils, si ce n'est de se rendre Inde pour visiter les usines...

Comme le dit justement, M. Vincent Perret, il n'y a pas de produit magique. Si il y a combustion, il y a dégagement de particules. Le tout étant d'être le plus faible possible.

Suite à ce reportage, j'ai pu m'entretenir avec lui, et il a bien voulu accepté très gentillement de tester quelques bâtonnets japonais. Il a été agréablement surpris du faible taux d'émission et surtout pour les encens sans fumée.

Je tient à remercier M. Vincent Perret.